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REVIEWS

THE INDEPENDENT

Philippe Herreweghe's 1986 recording of the Bach Motets has long been in the small pile of discs to be grabbed in case of a fire. Thanks to Trinity Baroque, that pile is now a little bigger. Prepared by tenor Julian Podger and performed conductorless by single voices and an expressive continuo team of violone and organ, this disc has unparalleled immediacy and drama. With interpolated chant and chorales to compensate for the omission of "Lobert den Herrn", and stunning performances of two chorale preludes on the organ of St Wenzel Church, Naumburg, by James Johnstone, the quality is simply extraordinary.

Download this: A matchless reading of 'Komm, Jesu, komm'

Anna Picard

 

DIAPASON  

On n'a sans doute jamais entendu les motets chantés avec une telle aisance, forcément hors d'atteinte pour des formations très fournies, unique aussi dans les versions de soloistes (Cantus Cölln, Kuijken, Hilliard).  Le double chœur de Der Geist se déploie en guirlandes souples et scintillantes, celui di Fürchte dich nicht rebondit tendrement, et l'on devine dans ces réflexes polyphoniques, cette écoute, ces équilibres, cette homogénéité chaleureuse (dont participe le choix d'altos féminins) toute une culture chorale britannique réinterprétée en chœur de soloistes.  La redoutable futue finale de Singet dem Herrn semble un rien crispée?  Mais quelle perfection de la mise en place à ce tempo - le bon!  Et c'est bien le seul moment de l'album où l'écriture si complexe des motets résiste un peu à l'enthousiasme birtuose et sensible des jeunes voix réunies par Julian Podger.  On ne s'étonnera pas que le texte soit aussi présent, et bien prononcé, le ténor anglais, par ailleurs excellent Evangéliste, ayant passé son enfance et fait l'essential de ses études en Allemagne.

Le programme est habile: plutôt que d'aligner les cinq motets au rang d'oignons (le Lobet den Herrn BWV230, sans doute fragment de cantate, a été laissé de côté), Podger a inséré des chorales ainsi que trois pièces d'orgue.  Cas unique dans la discographie, il a scindé le BWV226 en deux, une intonation de la basse précédant le choral - composé pour le même office, il ne serait pas pour autant la conclusion du motet.  Le résultat est convaincant.  Autre option judicieuse, l'exécution en tribune, comme à Saint-Thomas.  Qu'on ne s'aggende pas pour autant à un continuo spectaculaire au grand orghe (le Silbermann de Naumburg, inauguré par Bach), il s'agit avant tout d'apporter aux voix une assise et une résonance qui les stimulent.  Les micros de Sebastian Pank restituent l'espace et la disposition des changeurs avec un réalisme impressionant, les quatre motets à double chœur y gagnent une clarté précieuse.

Il faudra donc choisir désormas entre l'équipe de Podger et la deuxieme version de Kuijken pour entendre les motets à un par partie: les premiers l'emportent pour la qualité des voix, La Petit Bande pour l'intensité rythmique et pour une expression plus riche, notamment dans l'arcnitecture du Jesu meine Freude qui manque ici de relief.  Mais si on chercne des notets réjouissants, solaires, c'est bien chez Trinity Baroque qu'on les trouvera.

Gaetan Naulleau

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